Association "Paysages
et patrimoine" de la communauté de communes du canton de Prayssas.
St Jean de Prayssas -
Lesterne - Arpens - Castillou Le clocher de l'église Saint Jean-Baptiste
de Prayssas se dresse fièrement au-dessus de la campagne et des
coteaux comme un phare rassembleur :on le voit de presque partout en parcourant
les routes du canton, et de fort loin.
L'église se compose de deux parties, l'une gothique, l'autre romane.
La partie romane comprend un chur terminé par une abside
en hémicycle. La voûte du chur en berceau plein cintre
retombe sur un bandeau chanfreiné. Elle est décorée
de fresques du 15ème siècle, dont il subsiste des fragments,
représentant les quatre évangélistes et leurs attributs
respectifs. L'arc triomphal en plein cintre est supporté par deux
pilastres couronnés d'un bandeau biseauté. "
En raison de la grande simplicité de plan de cette église,
elle est considérée comme datant du XIème siècle.
Une église plus ancienne serait sans doute enfouie sous l'abside,
dont le sol est situé 1m50 au moins plus bas que le reste de l'église.
L'abside, qui a pendant longtemps servi d'appui au mur de l'ancienne mairie
aujourd'hui disparue, est flanquée de deux contreforts peu saillants.
Sa corniche est ornée de modillons représentant des animaux
variés et des têtes humaines primitives.
Un portail renaissance s'ouvre à l'ouest, et une porte au midi.
Mentionnée en 1153, parmi
les possessions de l'abbaye de Sarlat, comme dépendant du prieuré
de St Sardos, l'église de Lesterne " est sur une plaine élevée
" de laquelle on a une belle vue sur Prayssas dont elle est distante
d'environ trois kilomètres.
Elle est formée d'une nef unique, de deux travées, terminée
par un chur pentagone. Cette nef fut d'abord voûtée
puis lambrissée en " forme de nef ".On remarque sur les
murs la trace des arcs supportant la voûte, dont les nervures descendent
jusqu'à terre, formant un faisceau de colonnettes prismatiques.
A gauche se trouve une chapelle voûtée en ogive, dite chapelle
de l'évangile, dans laquelle subsiste un autel de pierre. Les retombées
d'ogives sont ornées de visages humains primitifs.
Le portail est ouvert au midi et protégé par un large auvent.
Encadré de deux pinacles en mauvais état, il présente
des moulures prismatiques.On y voit aussi des feuillages sculptés.
Selon les historiens, cette église pourrait être de la fin
du 15ème siècle. Des travaux de restauration ont été
entrepris, puis arrêtés voici quelques années. Cette
église mérite qu'on la sauve de la ruine.
L'église d'Arpens se dresse
sur un coteau, au milieu de trois ou quatre maisons.
Elle possède une seule nef, rectangulaire, se terminant par un
chur voûté en cul de four, moins élevé
que la nef. Il y a trois contreforts et trois fenêtres, dont une
murée.
Elle était lambrissée, mais à ce jour il ne reste
de visible que la charpente Les chapiteaux de l'arc triomphal sont sculptés
de feuillages et d'animaux.
Sur le mur du midi, on relève la trace d'une petite porte en plein
cintre, murée, surmontée de trois sculptures à demi
rongées. Celles du centre et de gauche figurent des visages humains.
A droite, un corps sans tête.
Son clocher arcade, caractéristique des églises de l'Agenais
repose sur deux énormes contreforts. Il présente des moulures
prismatiques qui le font dater du 16ème siècle.
Située à environ deux
kilomètres d'Arpens, au milieu des champs, l'église de Castillou
eut un passé mouvementé : fortement dégradée
par les guerres de religion, elle était toujours découverte
en 1694. Par la suite, en 1776, menaçant ruine, elle fut interdite.
Selon une inscription sur un linteau, notée par le chanoine Durengues,
(qui a consacré une monographie aux églises du département),
elle aurait été reconstruite sur le même emplacement
en 1783. L'église de Castillou présente une nef rectangulaire
se terminant par un chur à pans coupés, éclairé
d'une seule fenêtre en plein cintre. Elle est lambrissée,
et ses murs bruts en pierre accrochent la lumière qui entre par
les fenêtres du midi, ainsi que par la chapelle latérale,
à la voûte en ogive, dédiée à la Vierge.
A droite, une porte basse mène à la sacristie. Sur le linteau
de cette porte est sculptée une figure humaine primitive.
Animation, tourisme et loisirs
du canton de Prayssas - Mail: atl@prayssas.com