Association "Paysages
et patrimoine" de la communauté de communes du canton de Prayssas.
Eglise de Saint Sardos - Saint
Amand Sous l'ancien régime, Saint-Sardos était
à la fois prieuré de l'ordre de saint Benoît, dépendant
de l'abbaye de Sarlat, et cure. Autour du prieuré s'était
formée une bastide en paréage entre le prieur et le roi
de France, dont le sac par les Anglais , en 1323, fut une des causes du
déclenchement de la guerre de Cent ans.
Il y eut longtemps une majorité de huguenots à Saint Sardos.
L'église fut détruite ; en 1668, seules subsistaient "
deux chapelles de la grande nef qu'il y avait antérieurement ".
Le reste était ruiné. Il y avait un cloître du côté
de l'aile droite. En 1735, on rebâtit une aile qui fut jointe à
l'ancienne. De hauts piliers se trouvaient entre les deux, formant une
double nef.
Des fouilles ultérieures permirent de mettre au jour les restes
de l'ancienne église qui possédait trois absides orientées.
Dans l'édifice actuel, le mur nord dans lequel s'ouvre le portail
(classé MH) est donc la partie la plus ancienne (12ème siècle).
Ce portail roman est placé au bas de la tour rectangulaire à
deux étages servant de clocher. Il est encadré de quatre
colonnes aux chapiteaux ornés de monstres fantastiques et de feuillages.
Sur le quatrième, est représentée la tentation du
paradis terrestre. On voit Ève prenant la pomme des griffes d'un
dragon. Le tympan est orné d'entrelacs et de rinceaux. Aux angles
du linteau, des personnages assis, sans tête.
L'histoire rapporte qu'au moyen Age,
un sénéchal anglais, Feltone, fonda près de l'église
de St Amans une bastide qui porta son nom, mais qui fut détruite
vers les années 1372-1373. En 1603, l'église de St Amans
avait subi de telles destructions qu'on ne pouvait y dire la messe qui
avait lieu dans une petite chapelle du bourg.
L'aspect de cette église peut surprendre avec son chevet plat au
midi et une sacristie en hémicycle sur le côté droit.
Il s'agit en fait de l'ancienne abside, tout ce qui reste de l'église
romane primitive. L'église fut reconstruite vers le milieu du 16ème
siècle. Le chur était bien orienté. Deux des
contreforts qui flanquent cette abside correspondent à l'arc triomphal
; les chapiteaux de ses colonnes sont ornés de feuillages.
Le clocher en triangle est au bas de l'édifice, au Nord. Un vaste
auvent couvert de tuiles, supporté par des murs et des piliers
massifs abrite le portail, très simple, sans nul ornement
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